Et je suis là,
Immobile !
Le cœur entre les mains
A contempler ces torrents d’amertume,
Qui emportent mes chimères
Vers l’autiste océan du désamour.
Et je m’en veux,
Imbécile !
De poursuivre ce mirage
Le cœur rempli d’espoir,
Qui hante l’horizon de mon âme asservie,
Emportée par le tourbillon
Du vent espiègle de la folle gamberge.
Et je suis là,
Rêveur !
Assis au balcon de ton cœur,
L’amour en bandoulière,
A scruter le ciel de tes réticences
Cherchant en vain la trace,
D’une hypothétique galaxie de l’amour.
Et je suis là,
Déjà !
Assis au bord de ma tombe,
Le cœur emplit de regrets,
Prêt à faire le grand saut vers l’inconnue,
Murmurant une dernière fois,
Ces mots d’amour, tous imprégnés de toi.
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