Il y a si longtemps que je t’aime
Et tu ne le sais pas
Des siècles que mes vers chrysanthèmes
Fleurissent dans tes pas
Des lustres que mon âme s’accroche
Aux basques de ton cœur
Belle lurette que Cupidon c’est moche
Agit en imposteur
Décochant des flèches scélérates
Dans le ciel de ma vie
Qui se perd dans les contrées ingrates
Des amours inassouvis
Il y a si longtemps que je t’aime
Tu sembles ne rien voir
Et je façonne des mots diadèmes
À l’encre du désespoir
Des bouquets de mots d’amour orphelins
Qui regorgent de toi
Attendant bêtement la saint glin-glin
Pour atteindre ton toit
Il y a si longtemps que je t’aime
Pas le moindre présage
Que nos cœurs frôleront en tandem
De l’amour le visage
Ne vois-tu pas les nuits de solitude
Mon âme féline
Draper le ciel de tes incertitudes
D’étoiles câlines ?
Ii y a si longtemps que je t’aime
Et tu ne le sais pas
Des siècles que je bricole des poèmes
Dans l’ombre de tes pas
Viendra-t-il enfin ce signe que je guette
Du haut de ma folie ?
Seras-tu un jour douce et tendre fauvette
De mon ciel l’embellie ?
Il y a si longtemps que je t’aime
Et tu ne le sais pas
Effaceras-tu ce cruel dilemme
En m’emboitant le pas ?
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