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Pégase Libre

L'univers de Patrick

Louise Michel

Publié le 10 Juillet 2012 par patrick dabard in Mon Panthéon a moi

 

louise medaillon

 29 mai 1830 : naissance de Louise Michel à Vroncourt (Haute-Marne) de Marianne Michel et vraisemblablement de Laurent Demahis.

1851 : Louise Michel passe trois mois à Lagny au pensionnat de Mme Duval où elle se prépare au métier d'institutrice. Elle rencontre Victor Hugo. Elle poursuit ensuite les mêmes études à Chaumont.
1852-53 : Après avoir refusé de prêter serment à l'Empire, Louise Michel ouvre une école libre à Audeloncourt (Haute-Marne). Elle la ferme pour devenir  "sous-maîtresse" à Paris. Mais elle revient en Haute-Marne au bout de quelques mois parce que sa mère est malade.
Novembre 1854 : Elle demande l'autorisation de réouvrir son école d'Audeloncourt, mais y renonce, faute d'élèves.
3 décembre 1854 : Elle ouvre une école à Clefmont (Haute-Marne).
Octobre 1855 : Louise Michel installe une école à Millières (Haute-Marne). Elle y pratique, comme à Audeloncourt un enseignement concret inspiré ddes idées républicaines.
1856 : Louise s'installe à Paris est exerce dans une institution, au 14 de la rue du Château-d'Eau, dirigée par Mme Voillier.
27 janvier 1862 : Louise Michel devient sociétaire de l'Union des poètes".
1865 : Louise vend des terres héritées des Demahis afin d'acheter un externat  5, rue des Cloys à Paris.1865 : Louise fonde un externat 24 rue Houdon dans le 18ème arrondissement.
1868 : Ouverture d'un cours, 84, rue Oudot, en compagnie de Mlle Poulin. Elle écrit énormément, adresse des poèmes à Victor Hugo, collabore aux journaux d'opposition, fréquente les réunions publiques où elle rencontre Vallès, Eudes, Ferré qu'elle aime passionnément.
12 janvier 1870 : Louise participe aux obsèques de Victor Noir, journaliste républicain assassiné par un Pierre Bonaparte, un parent de l'Empereur. Habillée en homme, elle a caché un poignard sous ses vêtements.
15 août 1870 : Louise Michel participe à une manifestation organisée en faveur des blanquistes Eudes et Brideau, arrêtés la veille. Elle porte au général Trochu, gouverneur militaire de Paris, une pétition en leur faveur, lancée par Michelet.
13-18 septembre 1870 : Visite de Louise Michel à Victor Hugo.
Octobre 1870 : Louise Michel lance un appel aux infirmières des remparts et aux " citoyennes de la libre pensée " pour les inciter à se porter au secours de Strasbourg encerclée par les Prussiens. Elle participe alors aux deux comités de vigilance du XVIII' arrondissement où elle fait la connaissance de Théophile Ferré.
31 octobre 1870 : Louise Michel participe à une grande manifestation en faveur de la Commune devant l'Hôtel de Ville.
Novembre 1870 : Louise est élue présidente du comité républicain de vigilance des citoyennes du XVIIe arrondissement.
Premier décembre 1870 : Première arrestation de Louise Michel à la suite d'une manifestation de femmes.
22 janvier 1871 : Pour la première fois, Louise Michel, qui s'est munie d'un fusil, fait le coup de feu contre les mobiles bretons de Trochu devant l'Hôtel de Ville.
17-18 mars 1871 : Louise Michel participe activement à l'affaire des canons de la garde nationale sur la Butte Montmartre.
3 avril-21 mai 1871 : Les Versaillais déclenchent l'assaut final contre la Commune. Louise Michel participe en tant qu'ambulancière et combattante aux batailles de Clamart, du Fort d'Issy-les-Moulineaux (son courage est mentionné au Journal officiel de la Commune du 10 avril), de Neuilly, en tant que garde au 61ème bataillon de Montmartre. Elle est envoyée par Dombrowski au Comité

de vigilance de Montmartre. Elle prend part aux derniers combats (barricade de Clignancourt) avant de se livrer pour libérer sa mère emprisonnée à sa place.
24 mai 1871 : arrestation de Louise Michel, envoyée par Galifet au Camp de Satory.
28 juin 1871 : Premier interrogatoire devant le conseil de guerre.
2 septembre 1871 : Condamnation à mort de Théophile Ferré.
19 septembre 1871 : Second interrogatoire de Louise Michel qui est alors transférée à la prison d'Arras.
28 novembre 1871 : Exécution de Théophile Ferré.
29 novembre 1871 : Louise Michel est ramenée d'Arras à Versailles.
16 décembre 1871 : Comparution devant le 4° conseil de guerre qui condamne Louise Michel A la déportation dans une enceinte fortifiée. Elle refuse de faire appel.

2l décembre 1871 : Transfert à la prison centrale d'Auberive (Haute-Marne).
24 août 1873 : Départ pour la gare de Langres et voyage par chemin de fer jusqu'à La Rochelle, via Paris.
28 août 1873 : Transfert par bateau de La Rochelle à Rochefort où les déportés sont embarqués sur le Virginie.
10 décembre 1873 : Arrivée en Nouvelle-Calédonie. Louise cherche à instruire les Canaques et applaudit à leur insurection en 1878.
8 mai 1879 : La peine de Louise Michel est commuée en déportation simple.
16 juin 1880 : Louise Michel est nommée institutrice à Nouméa. Elle enseigne auprès des enfants de déportés, puis comme professeur de dessin et de musique dans des écoles de filles.
10 juillet 1880 : L'assemblée nationale vote la grâce de tous les condamnés de la Commune qui sont amnistiés le 14 juillet. Les déportés sont libérés et les exilés rentrent en France.

16 octobre 1880* : Louise Michel bénéficie d'une remise de peine. Elle la refuse.
7 novembre 1880 : Arrivée de Louise Michel à Londres.
9 novembre 1880 : Louise Michel rentre à Paris où la foule l'acclame.
9 novembre 1880 : Réception triomphale à la gare Saint-Lazare à Paris.
21 novembre 1880 : conférence à Paris.
4 janvier 1881 : Louise Michel fait l'éloge funèbre de Blanqui au Père Lachaise : 100.000 personnes assistent à la cérémonie.
Juillet 1881 : Louise assiste au congrès anarchiste international de Londres qui consacre la propagande par le fait comme moyen d'émancipation des travailleurs.
9 janvier 1882 : Louise Michel est condamnée à 15 jours de prison pour outrage aux agents durant la manifestation de l'anniversaire de la mort de Blanqui.
9 mars 1883 : Louise Michel et Emile Pouget prennent la tête d'une manifestation de chômeurs à Paris précédée du drapeau noir. Le cortège de 600 personnes est dispersé par la police. Une vingtaine d'individus pillent une boulangerie rue des Canettes. Emile Pouget est arrêté. Louise Michel parvient à s'enfuir.
29 mars 1883 : Elle écrit au préfet de police pour lui dire qu'elle se rendra à, son bureau le lendemain.
30 mars 1883 : Sur le chemin de la préfecture Louise Michel est arrêtée et conduite au dépôt.
1 avril 1883 : Elle est incarcérée à la prison de Saint-Lazare.
22 juin 1883 : E. Pouget et Louise Michel comparaissent devant les Assises.
23 juin 1883 : Louise Michel est condamnée à 6 ans de réclusion pour sa participation à la manifestation des chômeurs du 9 mars.
15 juillet 1883 : Louise Michel est transférée à la prison de Clermont-de-l'Oise.

8 décembre 1884 : Louise Michel est autorisée à se rendre au chevet de sa mère mourante.
3 janvier 1885 : mort de Marianne Michel en présence de Louise qui retourne aussitôt en prison.
5 janvier 1885 : placard anarchiste à Paris pour inviter les citoyens à assister à l'enterrement de la mère de Louise Michel qui est inhumée le jour même au cimetière de Levallois Perret. 5.000 personnes ainsi que les anciens de la Commune (Rochefort, Lissagaray, Vallès, Eudes) assistent à la cérémonie. Louise n'a pas demandé à assister aux obsèques de sa mère, elle est en prison à Clermont.
8 janvier 1886 : Décret du président de la République accordant sa grâce à, Louise Michel. Elle refuse, puis consent.
14 janvier 1886 : Louise Michel est libérée sur l'intervention de Clemenceau et de Rochefort en même temps que Kropotkine. Emile Pouget reste en prison. Elle reprend une série de meetings où elle est souvent huée.
3 juin 1886 : Avec Jules Guesde, Louise Michel parle en faveur des mineurs de Decazeville sur le point d'être condamnés pour l'affaire Watrin (événements de Decazeville).
12 août 1886 : Louise est condamnée à 4 mois de prison pour incitation au meurtre durant son intervention en faveur des mineurs de Decazeville.
24 septembre 1886 : Lafargue, Guesde et Susini, qui avaient également été condamnés, ont fait appel (ce que Louise Michel avait refusé de faire) et sont acquittés. Le gouvernement est fort embarrassé.
novembre 1886 : Louise Michel est libérée remise de peine.
Janvier 1887 : Louise Michel se prononce contre la peine de mort à laquelle vient d'être condamné Duval.
22 janvier 1888 : conférence de Louise Michel au Havre. Lucas qui s'est placé derrière elle, tire deux coups de revolver. Louise Michel est blessée à l'oreille. Elle refuse de porter plainte et témoignera en faveur de son agresseur. Début d'une série de conférences en faveur de l'anarchisme et propagande active pour la grève générale.
27 avril 1890 : Louise Michel incite à une manif à St Etienne.
30 avril : Elle est arrêtée et incarcérée à Vienne.
1er mai 1890 : événements de Vienne en Isère. Grosse manifestation à Paris. Volonté de faire du 1er mai une manifestation internationale des travailleurs. Louise souhaite qu'il soit insurrectionnel (grèves générales, refus du suffrage universel).
24 mai 1890 : Elle refuse sa mise en liberté provisoire parce que ses coïnculpés ne bénéficient pas de la même mesure.
31 mai 1890 : Le mandat d'arrestation qui l'avait frappée est levé : mais Louise refuse (toujours pour les mêmes raisons) de quitter la prison. De colère, elle casse tout dans sa cellule.
2 juin 1890 : A la suite de cette manifestation, le médecin commis pour l'examiner demande son internement comme " folle ". Le gouvernement, qui craint des histoires, s'y oppose. Finalement, elle est libérée et quitte Vienne, le 4 juin, pour Paris.
juin 1890 : Louise Michel est libérée (2 ordonnances de non-lieu) alors que les émeutiers de St Etienne restent en prison.
29 juillet 1890 : Départ pour Londres avec Charlotte Vauvelle où elle gérera une école fondée par le "Groupe libertaire de langue française"
août 1891 : Retour à Paris et nouveau départ à Londres où elle retrouve Rochefort et Kropotkine. Inauguration du Sacré Cœur.
9 novembre 1895 : retour de Louise Michel à Paris. Elle débute une série de conférences avec Sébastien Faure et Matha (1895-97).
17 janvier 1896 : Louise affirme dans Le Libertaire : « Je suis devenue anarchiste quand nous avons été envoyés en Calédonie ».
18 juin 1896 : Louise se rend à Londres pour le Congrès international socialiste des travailleurs. La majorité marxiste exclut les anarchistes (Pouget, Grave, Michel). C'est la rupture. Jules Guesde s'approprie l'Internationale écrite par l'anarchiste Pottier. Louise voit dans le marxisme une religion d'état.
1897 : Nouvelles tournées de Louise Michel, mais exclusivement dans les meetings anarchistes (Bordeaux, Toulouse, Agen, Nîmes, Montpellier, Dijon, Lyon) avec Charlotte Vauvelle et Sébastien Faure
16 septembre 1897 : Louise Michel est arrêtée à Bruxelles et expulsée de Belgique.
1898 : Louise Michel prend part à l'agitation autour de l'affaire Dreyfus.
15 février 1898 : Elle repart pour Londres.
20 mai 1898 : Elle revient à Paris pour s'occuper de l'édition de ses œuvres (notamment la Commune) puis regagne l'Angleterre.
1899 : Elle s'installe à nouveau à Paris et y donne une série de conférences.
23 décembre 1899 : Louise Michel repart pour Londres.
17 octobre 1900 : Elle revient à Paris.
13 novembre 1900 : Nouveau départ de Louise Michel à Londres.
Février 1902 : Frappée de pneumonie, elle échappe de peu à la mort.
15 mai 1902 : Louise rentre en France pour des tournées dans le Nord agité par des grèves.
1903 : Grandes tournées de Louise Michel avec Ernest Girault. A Rennes, elle est assiégée avec quatre camarades dans une baraque en planche pendant trois heures par une foule surchauffée. Louise explique : " Quatre contre mille, c'est beau. Quand la Bretagne deviendra révolutionnaire, ces gens se souviendront de nous. Attendons qu'ils aient fini de crier ".
22 octobre 1903 : Louise Michel interrompt son périple ; elle est de nouveau malade.
27 octobre 1903 : Elle retourne à Londres.
1904 : nouvelles tournées de Louise Michel (Calais, Roubaix, Amiens, Lyon, Marseille, Vienne, Arles, Nîmes, Alger, Toulon). Mais peu d'ouvriers y assistent désormais à l'écoute des syndicalistes.
20 mars 1904 : Louise Michel est atteinte d'une pneumonie à Toulon : " Je ne veux pas encore mourir car je sais que la grande grève va bientôt venir et je veux y participer ". Au bout de quinze jours de lutte, elle triomphe de la mort.
11 mai 1904 : Quelque peu remise, Louise rentre à Paris.
16 mai 1904 : Elle rédige son testament : « Je soussignée, Louise Michel, déclare confier à Charlotte Vauvelle, ma compagne depuis 15 ans, et à mes camarades de lutte, pour les mettre à exécution mes dernières volontés, qui sont d'être enterrée sans aucune cérémonie religieuse (...) au cimetière de Levallois-Perret, dans le caveau de ma mère, où il y a une place pour moi »
2O mai 1904 : Décidément infatigable, Louise Michel prononce une conférence aux Sociétés savantes et reprend sa tournée.
5 janvier 1905 : Épuisée, elle gagne Marseille et s'alite à l'Hôtel de l'Oasis.
9 janvier 1905 : mort de Louise Michel à Marseille.
20 janvier 1905 : Son cercueil est amené à, la gare de Marseille pour être transporté à Paris.

21 janvier 1905 : A dix heures du matin, un imposant cortège accompagne le corps de Louise Michel de la gare de Lyon au cimetière de Levallois-Perret.
946 : Les restes de Louise Michel sont exhumés et ensevelis, dans le même cimetière, au rond-point des Victimes du devoir.

 

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partager cet article 07/04/2015 18:28

personnage haut en couleur, dont les obsèques très animées ont montré le charisme

patrick dabard 08/04/2015 10:35

Oui en effet, Une très grande Dame!