Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Pégase Libre

L'univers de Patrick

Il a la mémoire courte

Publié le 2 Novembre 2014 par patrick dabard in Chroniques d'ici-bas(mundus capharnaum)

Il a décidément la mémoire courte le revanchard, ou sans doute est-il lui aussi atteint d’amnésie sélective.

En effet, il (Nicolas Sarkosy) a déclaré lors d’un meeting à Marseille le 28 octobre, réagissant à la mort de Rémi Fraisse :

"Il n'y a pas un texte où on peut me dire : 'Tu as eu peur de la rue, tu as eu peur de tes adversaires, tu as reculé'. C'est ma fierté et, aujourd'hui je le dis alors qu'il y a un évènement dramatique, sans violence, sans drame, j'ai été quatre ans ministre de l'Intérieur, cinq ans président de la République, tous les matins je me disais : 'La France est un pays éruptif, attention, soyons républicain'."

Mais contrairement à ce qu'il affirme, ses passages au ministère de l’intérieur et à l'Elysée n'ont pas été exempts de violences ni de drames.

Pour mémoire petit rappel de ce qui s’est passé le 19 octobre 2011 alors que le Républicain était à l’Elysée : Ce jour-là à Mayotte un manifestant au cours d’un mouvement social de grande ampleur contre la vie chère, Ali El Anziz, 39 ans, meurt au cours d'échauffourées avec la police. Selon le préfet, des policiers ayant été la cible de jets de pierre par des manifestants, ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogènes et un flash-Ball. Le procureur de la République conclura à une perforation du cœur consécutive à des massages cardiaques inappropriés. Douze jours plus tôt, un enfant de 9 ans avait déjà perdu un œil suite au tir de flash-Ball d'un gendarme.

Le 27 octobre 2005, le républicain était alors ministre de l’intérieur, poursuivis par une voiture de police dans les rues de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), Zyed Benna, 17 ans, et Bouna Traoré, 15 ans, entrent dans un transformateur EDF pour se cacher. Ils meurent électrocutés. Le drame provoque la colère de la population locale, qui accuse les policiers d'avoir fait preuve d'excès de zèle dans la course-poursuite. La colère s'étendra à d'autres banlieues du pays, qui seront le théâtre durant trois semaines d'émeutes urbaines d'une ampleur inédite.

Le Républicain, tout comme l’actuel ministre de l’intérieur aujourd’hui, prendra fait et cause pour les policiers allant jusqu’à nier qu'il y ait eu poursuite "au moment du drame" et rendant hommage au "travail remarquable des policiers ».

Quelques jours plus tard, lors d'une émission spéciale consacrée à la crise des banlieues, il lance à l'adresse des jeunes concernés : "Ce sont des voyous, des racailles, je persiste et je signe".

C’est de cette manière que le Républicain ménageait « le pays éruptif ».

Et que dire de cette phrase qui a choquée et blessée profondément la population, prononcée le la Courneuve le 19 juin 2005 : « On va nettoyer la cité des 4000 au Karcher. »

Puis Le mardi 25 octobre 2005, il débarque sur la Dalle d'Argenteuil à 22 h 30. Ce soir-là, il s'engage à « éradiquer la gangrène » et promet à une habitante de « débarrasser le quartier de sa racaille ». Une sortie qui a provoqué des réactions en cascade.

Le Républicain avait décidément le sens de la formule et savait trouver les mots pour apaiser et ménager les susceptibilités de ses concitoyens !

Mais bon, le revanchard n’en est plus à un mensonge ou à une approximation près, comme du reste un certain nombre des membres de sa classe (politique, tous partis confondus) !

Commenter cet article